Hist. Nat. et de Chimie. 5*07
phlogifiique encore exiftant dans cette chaux,& qu’alors cette dernière pafTe à l’état d’unacide particulier, qu’il a nommé acide arfenical.MM. les Académiciens de Dijon ont adoptécette opinion. Le chimifle d’Upfal a confirméfon affertion, en préparant l’acide arfenical pardes procédés analogues à celui par lequel il aproduit l’acide marin déphlogiiliqué. L’un de cesprocédés confifie à diftiller un mélange d’acidemarin déphlogiiliqué & de chaux d’arfenic. Sui-vant lui, l’acide marin s’empare du phlogifiiquede cette chaux, qui pafie alors à l’état d’acide.On réufiit auffi à préparer l’acide arfenical, endifiillant fur la chaux d’arfenic fix parties d’acidenitreux. Ce dernier donne beaucoup de gaznitreux, & la chaux d’arfenic prend les carac-tères d’acide ; on la chauffe affez fortement &affez long-tems pour dégager tout l’acide nitreuxfurabondant. Ce qui fe paffe dans^ces opéra-tions favorife beaucoup la doélrine moderne.En effet, d’un côté, il efl difficile d’accorder,fuivant la théorie de Stahl, l’exiflence du phlo-giflique dans la chaux d’arfenic, & de l’autre,rien n’efl fi facile à concevoir, d’après la nou-velle théorie, que le paffage de cette chaux àl’état d’acide, par l’adion de l’elprit de nitre oude l’acide marin déphlogiiliqué de M. Schéele.La chaux d’arfenic paroît avoir une grande affi-