E L 1 M E N S
iras où l’on a fùblimé le mélange de charfit'd’arfenic 8c de foufre, des lames rouges bour-foufflées, & qui ont été manifefferoent fondues.L’orpiment & le réalgar artificiels ne differentpoint des naturels. On les décompofe par lachaux & les alkaüs, qui ont plus d’affinité avecle foufre que n’en a la chaux d’arfenic. Cepen-dant cette chaux a, comme les acides, la pro-priété de décompofer les foies de foufre.
Toutes les propriétés de la chaux d’arfenicannoncent que cette matière demi-métallique8c combuflible, unie à la bafe de l’air vital, apris les caradères d’une fubffance faline. Lathéorie que nous avons expofée en traitant desfels en général, fe trouve donc confirmée parces expériences. Macquer, par fes belles dé-*couvertes fur le fel neutre arfenical, avoit déjàobfervé, comme je l’ai dit, que la chaux d’ar-fenic faifoit fondion d’acide dans ce fel. Maisil étoit difficile de concevoir pourquoi la chauxd’arfenic, diiToute immédiatement dans la po-laire, diff ère tant de la même combinâifon faitepar la décompofition du nitre à l’aide de cettechaux. M. Schéele, conduit par la découvertede l’acide marin qu’il appelle déphîogtftiqué, apenfé qu’il arrive quelque chofe de femblablelorfqu’on diflille du nitre avec la chaux d'arfe-nic, Il croit que l’acide nitreux s’empare d®