E L ë M E N S
l’arfenic, ni fur fa chaux. Les alkalis fixes câuf-tiques, qui n’ont point une action fenfible furl’arfenic, diflblvent très-bien la chaux de cedemi-métal. Macquer, dans fon beau travailfur cette matière ( Académ. ijqG), a obfervéqu’en faifant bouillir de la chaux d’arfenic enpoudre dans la liqueur de nitre fixé, ou diffolu-tion d’aikali fixe végétal voifin de lacaufiicité,cette fubftance s’y diffout complettement, &forme un fluide brun, gélatineux, dont la con-lîflance augmente peu à peu. Ce compofé,auquel il a donné le nom de foie d’arfenic,ne criftallife point ; il devient dur & caflant ; ileft.déliquefcent, difloluble dans l’eau, qui enprécipite quelques flocons brans. Poufle au grandfeu, le foie d’arfenic laide échapper cette der-nière fubftance. Il efl décompofé par les acides.L’alkali minéral préfente les mêmes phéno-mènes; mais fa dilfolution a donné à Macquerdes criftaux irréguliers dont il lui a été impof-lible de déterminer la forme.
L’acide vitriolique, même concentré, n’at-taque pas l’arfenic à froid ; mais fi on le faitbouillir avec ce demi-métal dans une cornue,l’acide donne d’abord beaucoup de gaz fulfu-areux ; enfuite il fie fublime un peu de foufre, &l’arfenic fe trouve réduit en chaux, mais fans«être diflbus. L’huile de vitriol concentrée &