diflindion, quoiqu’aflez exade, ne fuffit cepen-dant pas pour féparer en deux dalles toutes lesmatières métalliques, parce que depuis la duc-tilité extrême de l’or jufqu’à la fingulière fragi-lité de l’arfenic, on ne trouve que des degrésinfenfibles dans cette propriété, & parce qu’ily a peut-être plus loin pour la duélilité de l’orau plomb qui elt regardé comme un métal,qu’il n’y a du plomb au zinc qu’on range parmiles demi-métaux, & du zinc à l’arfcnic , la na-ture pafTant, à ce qu’il paroît, par nuances in-fenfibles d’un corps à l’autre.
Les métaux confidérés relativement au degréde leur dudilité , doivent être rangés dans l’or-dre fuivant. L’or efi le plus malléable de tous;enfuite viennent l’argent, le cuivre, le fer,l’étain & le plomb. Les demi-métaux ont étéregardés comme n’en ayant aucune. Nous ver-rons cependant que cette propriété exifte juPqu’à un certain degré dans le zinc & dans lemercure. Quant à la ténacité, l’or efl celui quien a le plus : on place à la fuite le fer , le cui-vré , l’argent, l’étain & le plomb ; celle de laplatine n’eft pas bien connue.
Les fubllances métalliques font fufceptiblesde prendre une forme régulière , foit par letravail de la nature, foit parles efforts de l’art.Les naturalises connoilfoient t depuis long-