d’Hist. Nat. et de Chimie. 45^
obferve que lorfqu’un métal même très-duâiica reçu plufieurs coups de marteau, il durcit &fedéchire au lieu de s’étendre; cette propriétéfe nomme écrouiffemau. Lorfqu’on chauffe len-tement & avec précaution un métal écroui, ildevient plus duélile , 8c il peut être frappé fansfe brifer. Il paroît que les parties ne s’étendentfous le marteau qu’autant qu’elles trouvententr’elles un efpace qu’elles peuvent remplir àmefure qu’elles fuyent la preffion : on conçoitaifément que ces parties étant une fois allez,rapprochées par la percufîion , pour ne laiflerentr’elles que peu d’intervalle, elles ne pourrontplus fuir fous le marteau, 8c, que dans ce cas,le métal fe déchirera. La chaleur en le dilatanten écarte les parties, & produit entr’elles denouveaux efpaces qui leur permettent de ferapprocher de nouveau à l’aide des pércullionsréitérées.
Comme la duélilité ne fe rencontre que danscertaines fubltances métalliques , lès chimifles& les naturalifles fe font fervis de l’abfence &de la préfence de cette propriété pour diffin-guer ces fubflanccs entr’elles. Ils ont appelémétaux, celles qui réunifient la duélilité à l’opa-cité , à la pefanteur 8c au brillant métallique ;^ demi-métaux, celles qui, avec l’apparencemétallique, ne font point duétiles, Mais cette