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Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
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459
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dHist. Nat. et de Chimie. 45^

obferve que lorfquun métal même très-duâiica reçu plufieurs coups de marteau, il durcit &fedéchire au lieu de sétendre; cette propriétéfe nomme écrouiffemau. Lorfquon chauffe len-tement & avec précaution un métal écroui, ildevient plus duélile , 8c il peut être frappé fansfe brifer. Il paroît que les parties ne sétendentfous le marteau quautant quelles trouvententrelles un efpace quelles peuvent remplir àmefure quelles fuyent la preffion : on conçoitaifément que ces parties étant une fois allez,rapprochées par la percufîion , pour ne laiflerentrelles que peu dintervalle, elles ne pourrontplus fuir fous le marteau, 8c, que dans ce cas,le métal fe déchirera. La chaleur en le dilatanten écarte les parties, & produit entrelles denouveaux efpaces qui leur permettent de ferapprocher de nouveau à laide des pércullionsréitérées.

Comme la duélilité ne fe rencontre que danscertaines fubltances métalliques , lès chimifles& les naturalifles fe font fervis de labfence &de la préfence de cette propriété pour diffin-guer ces fubflanccs entrelles. Ils ont appelémétaux, celles qui réunifient la duélilité à lopa-cité , à la pefanteur 8c au brillant métallique ;^ demi-métaux, celles qui, avec lapparencemétallique, ne font point duétiles, Mais cette