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Tome Deuxieme (1786)
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386
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comme charbonneux ,qui difparoiŒoit prompte-

tement en les frottant fur la meule.

' Pendant que les chimiües s’occupoient des re-cherches fur le diamant, les lapidaires croyoienttoujours à la parfaite indeftruftibiîité de cettepierre. L’un d’eux , M. le Blanc, porta chezM. Rouelle un diamant pour être expofé aufeu; mais il voulut l’envelopper à fa manière.En conféquence, il le mit dans un creufet avectin cément de craie & de poudre de charbon.;ce premier creufet fut enfermé dans un autre ,fermé de fon couvercle 8^ luté avec le fable'des fondeurs. Cet appareil relia au feu pendantquatre heures, ainfi que plufieurs autres dia-tnans fur lefquels M. Rouelle travailîoit. AuBout de ce tems, les diamans de M. Rouelleavoient difparu, ainfi que celui de M. le Blanc.M. Maillard, autre lapidaire, fe rendit chezM. Cadet , où travailloient MM. Macquer &Eavoifier ; ayant apporté trois diamans, i! pro-pofa de les expofer au feu, après qu’il les au-roit cémentés à fa manière. Il remplit de char-bon pilé 8c bien prelle , le fourneau d’unepipe, 8c ayant mis les diamans au centre ducharbon, il couvrit la pipe d’une plaque de ferqu’il luta avec le fable des fondeurs ; la pipefut renfermée dans un creufet garni de craie'8c revêtu d’un enduit de fable détrempé avec

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