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corps brûle avec une flamme fenfible à la ma-nière des autres corps combuftibles.
Ce fait annoncé par Macquer a été vérifiéplufieurs fois depuis. En 177 y Bucquet avolatilifé un diamant d’environ trois grains &demi ; il s’eft fervi du fourneau de Mac-quer , mais fans tuyau, & la moufle a refléouverte prefque tout le tems de l’opération .,afin de voir ce qui fe paiïoit pendant la eom-buflion du diamant. Il eft reflé environ quinzeminutes avant de t’enflammer, & à compterdu moment de l’inflammation, il n’a pas falluvingt-cinq minutes pour fon entière diflipation.
Comme aucune de ces expériences ne démon-trait ce que devenoit le diamant, MM. Mac-quer , Lavoifier & Cadet réfolurent de fairequelques expériences dans des vailleaux clos.Ils diflillèrent vingt grains de diamans dans unecornue de grès, avec un appareil propre àretenir les produits s’il eût pafle quelque chofe;ils employèrent un feu de la plus grande vio-lence , & n’obtinrent rien i ils trouvèrent lesdiamans bien entiers , mais ayant perdu un peude leur poids ; ils foupçonnèrent dès-lors quecette perte dépendoit de ce que les diamans^voient brûlé en partie, à l’aide du peu d’airrenfermé dans les vaiffeaux; les diamans d’ail-leurs étoient couverts d’un enduit noirâtre, &Tome II % ( B b
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