d’Htst. Nat. et pe Chimie. 347
ment leur tranfparence, leur forme, & parmiceux-là les uns fe fondent peu-à-peu en aug-mentant de poids , les autres deviennent pul-vérulens en perdant une portion de leur mafle.La première de ces altérations porte le nomde déliquefcence, & la fécondé celui d’efflo-refcence.
On a appelé l’un de ces phénomènes délî-quefccnce, parce cpie la matière faline quil’éprouve devient liquide; on dit aufli qu’un feitombe en deliquium lorfqu’il fe fond ainfi parle contact de l’air. Autrefois le mot défaillanceétoit fynonime de déliquefcence, mais cettetxprefiion a vieilli, & on ne la trouve prefqueplus aujourd’hui dans les livres de chimie. Cettealtération dépend de ce que les fels attirentl’humidité contenue dans l’air, & j’ai cru de-voir la regarder comme une vraie attradionéledive , qui elt plus forte entre le fel & l’eau,qu’entre cette dernière & l’air atmofphérique;la déliquefcence 11’efl pas la même dans tousles fels, foit pour la rapidité avec laquelle ellea lieu , foit pour l’efpèce de faturation qui laborne ; il en efl comme les alkalis fixes, legaz aikalin, le gaz acide matin & l’acide vï-triolique concentré qui enlèvent l’eau de l’at-mofphère, defféchent pour ainfi dire l’air avectine énergie très - confidérable, & abforbent