d’Hist. Nat. et de Chimie. 303comme nous l’expoferons dans l’hiltoire desmatières combuflibles.
La vraie molybdène efl: difficile à diflinguerde la plombagine par les caractères extérieurs ;cependant elle efl un peu plus grade au tou-cher ; elle efl formée de lames écailleufes plusou moins grandes, très-peu adhérentes les unesaux autres ; elle tache les doigts & laide fur lepapier des traces d’un gris noirâtre; lorfqu’onla réduit en poudre, ce qui ed difficile à caufe deFélaflicité de fes lames, fa pouffière elt bleuâtre,on la coupe facilement avec le couteau, elle nefe brife point & n’a point le tidu grenu commela plombagine.
Pour réduire la molybdène en poudre, ilfaut d’après le procédé de M. Schéele , jetterdans le mortier un peu de tartre vitriolé; onlave enfuite la poudre avec de l’eau chaude quifcmporte le fel, & la molybdène relie pure.Cette fubdance expofée à l’action du feu dansdes vaideaux ouverts laide exhaler un peu defoufre, & s’évapore prefque toute entière. Trai-tée au chalumeau dans la cuiller, elle donne unefumée blanche , qui en touchant la pointe bleuede la flamme, prend cette couleur. La partieblanche fublimée elt l’acide particulier de lamolybdène ; mais comme on n’en pourroit re-cueillir que très - peu par ce procédé, on a