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règnes dont on connoiffoit peu la nature , les fai-foit paffer à l’état d’acides plus ou moins fixes, acru devoir regarder ces Tels comme étant d’unenature particulière & fpécifique ; nous ne fe-rons mention ici que de ceux qu’il a décou-verts dans quelques fubflances minérales. Telsfont les acides de la molybdène, de la tungf-tène, de l’arfenic, du bleu de Prude. Commenous parlerons fort en détail des deux derniersdans Phifloire des matières métalliques, nousn’infifterons ici que fur les acides de la molyb-dène & de la tungftène.
De la Molybdène & de fon acide.
La molybdène ne doit point être confondueavec la mine de plomb ordinaire ou le crayonnoir dont on fe fert pour deffmer, & qui porteaujourd’hui le nom particulier de plombagine.C’ell cette confufion qui a certainement apportéquelque différence dans les travaux des chi-miftes qui ont examiné cette fubftance depuisPott jufqu’à M. Schéele. Il faut obferver quela plombagine ou mine de plomb étant beau-coup plus commune que la molybdène donton ne trouve encore que très-peu d’échantil-lons dans les cabinets d’hiftoire naturelle, c’eflprefque toujours fur la première que les chimif-tes françois & fur-tout M, de Lille, ont travaillé