d’Hist. Nat. et de Chimie. 241
avec elle un fel neutre, connu fous le nomde magnéfie douce ou effervefcente. C’eft parce procédé que l’on prépare la magnéfie doucedont on fait ufage en médecine, comme d’untrès-bon purgatif. Nous décrirons très en dé-tail cette opération à l’article de la craie rna-ïgnéfiène.
Une ditlolution féléniteufe, mêlée avec unediffùlution de fel d’Epfom, offre la précipita-tion de ce dernier, fuivant M. Dijonval, quoi-que ce phénomène foit peu fenfible à caufe dela petite quantité de félénite tenue en diffolu-tion. Le nitre & le fel marin calcaires décom-pofent auffi le fel d’Epfom, & font décompo-fés en même-tems par ce fel; mais nous necroyons pas que l’on puiffe en conclure, avecM. Dijonval, que les acides nitreux & marinont plus d’affinité avec la magnéfie, que n’en al’acide vitriolique , puifque dans ces expérien-ces on doit néceffairement tenir compte des af-finités doubles.
Bergman dit que le quintal de fel d’Epfomcriftallifé, contient dix-neuf parties de magnéfiepure, trente-trois d’acide vitriolique, & quaraivte-huit d’eau.
Le fel d’Epfom efl employé en médecineavec beaucoup de fuccès. C’eft un purgatif fortijitile, & qui jouit en même-tems de la pro-Tome II, Q