238 E I. É M E N S
trouvé dans le fel d’Epfom d’Angleterre dufel de Glauber auquel on pourroit attribuercette efllorefcence ; mais le vitriol de magné-fie bien purifié quoique perdant un peu de fatranfparence à l’air, n’efl point à beaucoup prèscfilorefcent comme le fel de Glauber, qui feréduit entièrement en pouffière au bout d’uncertain teins.
Le fel d’Epfom efl fi diffoluble dans l’eau,qu’il ne demande pas deux parties de ce fluidefroid pour être tenu en diiïolution , & que l’eauchaude peut en difloudre près du double defon poids. Il fe criftallife par le refroidiffiement;niais pour l’avoir très-régulier, il faut laiflerévaporer fpontanément une diffolution de cefel faite à froid.
Ce fiel n’éproüve aucune altération de la partdes terres filiceufe & argileufe.
La terre pefante le décompofe parce qu’ellea plus d’affinité avec l’acide vitriolique que n’ena la magnéfie.
La chaux le décompofe par la même raifon.Si l’on met un peit de fel d’Epfom dans de l’eaude chaux , ou fi l’on verfe cette dernière dansune diffiolution de ce fel, il fe forme un pré-cipité dû à la magnéfie & à la félénite. Cetteprécipitation efi un caraâcre sûr pour diflin-guec, le vitriol magnéfien du fel de Glauber.