d’Hist. Nat. et de Chimie. 237Fes autres propriétés le didinguent de ce fel neu-tre parfait, comme on va le voir.
Le fel d’Epfom retient allez d’eau de cridal-lifation, pour être en état d’éprouver commele fel de Glauber & le borax, la liquéfadionaqueufe. Il fe fond à la plus légère chaleur;il fe prend en une made informe par le re-froidiiïement. Lorfqu’on le laide fur le feu ,après qu’il a éprouvé la liquéfadion aqueufe,il fe defsèche en une made blanche, friable,qui n’efl: que le fel privé de fon eau de crif-tallifation , & dont la nature n’a point changé.Il faut un feu extrême pour faire éprouver unevéritable fufion ignée au vitriol magnéfien def-féché. Ce fel contient près de la moitié de fonpoids d’eau de criftallifation.
Macqtier & plufieurs chimides ont dit qu’ils’humede légèrement à l’air, & que cette pro-priété peut fervir à le faire didinguer du felde Glauber qui s’y effleurit. Mais Bergman an-nonce au contraire , qu’expofé à un air fec,le fel d’Epfom perd d’abord fa tranfparence,& fe réduit à la fin en une poudre blanche;& il avance que celui qu’on vend en petitesaiguilles, ed humide & déliquefcent à caufe dufel marin de magnéfie qu’il contient. M. Bu-tini, citoyen de Genève, à qui l’on doit defort bonnes recherches fur la magnéfie, dit avoir