e’Hist. Nat. et de Chimie. 22ylentille de M. de Trudaine, on ne peut dou-ter que la fufion obtenue par M. d’Arcet, nefijt due à l’argile des creufets.
Le fpath calcaire 11’eft point altérable parï’air pur. Mais le contaét de l’atmofphère hu-mide, joint aux rayons du foleil, lui font per-dre fa tranfparence , & la cohéfion de fes la-mes. Sa furface prend les couleurs de l’iris,s’obfcurcit & fe délite peu-à-peu.
Ilne paroît pas diiïoluble dans l’eau. La craie,que l’art ne parvient pas plus à diiïoudre dansce fluide pur que le fpath calcaire, eft cepen-dant tenue en dilTolution par les eaux qui cou-lent à travers ces fubftances; 'quelques - unesmême en contiennent une quantité notable.Telles font celles d’Arcueil aux environs deParis; elles font chargées d’une allez grandequantité dé craie pour incrufter, en quelquesmois , les corps plongés dans les canaux qu’el-les parcourent. Les eaux des bains de Saint-Philippe en Italie , font tellement chargées decette fubftance, qu’elles en dépofent des cou-ches de près d’un demi-pouce d’épaifleur dansl’efpace de quelques jours. On profite de cettepropriété- pour y former des tableaux & desfigures , on y plonge des moules creux à lafurface intérieure defquels ces eaux dépofentla craie qu’elles contiennent.
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