b’HisT. Nat. et db Chimie. iSfde mauvaife fritte vitreufe, qui ne peut pluss’unir à l’eau; c’eft le plâtre brûlé. On con-çoit encore que fi le plâtre perd fa qualité lorf-qu’on le laifie expofé à l’air, c’efl'que la chauxs’éteint peu-à-peu ; on lui rend fa force en lecalcinant de nouveau. Enfin, il efl facile de fen-tir pourquoi le plâtre fe conferve trcs-bien dansdes lieux fecs & chauds, & pourquoi il fe dé-truit & s’enlève par écailles ou par lames dansles endroits humides. Dans ce dernier cas , lafélénite qui efl diffoluble dans l’eau , perd peu-à-peu fa forme crifialline & fa confiftance; c’eftpar cette diflolubiliré que le plâtre diffère desvrais mortiers, dans lefquels le fable ou le ci-ment qui en fait la bafe, n’efl pas attaquablepar l’eau ; aufii n’emploie-t-on pas le plâtre dansles endroits où il y a de l’eau, comme les baffins»les réfervoirs, les terraffes , &c, aufïi le plâtrene conferve-t il pas fa dureté dans les lieux bas ,fouterreins, &c.
Sorte II. Nitre caicaire.
Le nitre calcaire ou le fel réfultant de lacombinaifon de l’acide nitreux avec la chaux,efl beaucoup moins abondant dans la natureque le vitriol calcaire ou la félénite. On ne letrouve que dans les endroits où fe rencontrele nitre alkaiin. Il fe forme fur les parois des