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Tome Deuxieme (1786)
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184
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3 84 Eli mïns

plus utiles que la nature produife. Cette pierreefl un mélange de félénite & de craie. Lorf-quon lexpofe à Faction du feu pour cuire leplâtre , la félénite perd fon eau de criftallifa-tion & la craie fon acide. Le plâtre cuit eltdonc un mélange de chaux & de félénite pri-vée deau. Lorfcjuon verfe de leau fur cettefubflance , ce fluide ell abforbé très-rapidementpar la chaux ; il en réfui te de la chaleur. L'odeurde foie de foufre , que lextinction du plâtrerépand , vient dun peu de foufre. formé parlacide vitriolique de la félénite , décompoféepar les matières charbonneufes animales ou vé-gétales qui fe rencontrent toujours dans la pierreà plâtre ; ce foufre diflous par la chaux, formeune efpèce de foie de foufre, qui répand lodeurdont nous parlons. Lorfque la chaux a abforbéaiïez deau pour être dans létat de pâte, elleenveloppe la félénite qui reprenant une portionde ce fluide, cnflalhfe au milieu de cette pâ-te. La chaux fe defféchant peu-à-peu , prendcorps a laide des criflaux de félénite, & formelefpcce de mortier quon nomme plâtre. Onconçoit daprès cette théorie, pourquoi le plâ-tre doit être cuit à un point particulier ; sil nelefl pas affez , il ne fe lie pas à leau , parceque la chaux neft pas allez vive; sil lefl trop»il chaux forme avec la félénite, une efpèce