Eiïmeks
fe temiffent, prennent les couleurs de I’irîs, fedélitent par couches, & finilTent par fe détruiredans l’atmofphère ; mais ces phénomènes fontdus à l’adion combinée de la chaleur, de l’eau& de l’air.
La félémte eft di Soluble dans l’eau quoiqued’une manière .peu fenfible. Il faut, fuivant Mef-fieurs les chimiltes de Dijon, environ cinq censparties d’eau pour dillbudre une partie de félé-i^te. L’eau chaude n’en diffout pas davantage.F» évaporant cette difToludon , on n’en obtientpoint de criflaux femblables à ceux que pré-fente la.nature, & l’on n’a que des feuillets, oudes petites aiguilles qui fe précipitent à mefureque la liqueur bouillante s’évapore. Les lamesque donne l’évaporation de l’eau féléniteufe fontfpuvent brillantes , & lorfqu’on les examinede près, elles paroifïent formées par des ai-guilles très-fines, réunies fur leur longueur.
La terre pefante a plus d’affinité que la chauxavec l’acide vitriolique, & elle décompofe la fé-lénite fuivant Bergman.
- L’alkali fixe décompofe également ce fel neu-tre ; en verfant de l’alkali fixe caultique dansUne difTolution de félénite, il fe forme un pré-cipité blanc en floccons comme mucilagineux,qui fe raiïemblent allez promptement au fond'des vafes, & que l’on reconnaît aifément pour