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Les acides ont une adion très-marquée furle fel marin. Si l’on verfe de l’huile de vitriolfur ce fel, il fe produit un mouvement très-confidérable, une chaleur très-vive ; on obferveune eflervefcence violente (i), caillée par l’acbde marin qui fe dégage fous la forme de gaz ;on reconnoît la nature de cet acide aériformedégagé par la vapeur blanche qu’il forme avecl’eau de l’atmofphère, & par fon odeur piquan-te analogue à celle du fafran, lorfque cette va-peur elt fort étendue. Si l’on fait cette opéra-tion avec l’appareil pneumato-chimique au mer-cure , on obtient beaucoup de gaz acide marin,dauber eft le premier qui ait obfervé & décritavec foin cette décompofition du fel marin parl’acide vitriolique, pour retirer l’acide de ce fel;c’elt pour cela qu’on donne à cet acide le nomd’efprit de fel marin à la manière de Glauber.En examinant le réfidu de cette opération, il adécouvert fon fel admirable.
(i) L’efTervefcence eft aufli manifefte dans cette opé-Jration , que dans l’union du même acide avec la chaux& les alkalis faturés d’acides craieux. Elle a donc lieutoutes les fois qu’un corps, féparé d’une combination, fèvolatilité fous la forme de gaz ; elle peut donc être occa-sionnée par l’acide craieux, l’acide marin , l’acide nitreux,l’acide fulfureux, l’acide fpathique, l’alkali volatil, &c.Elle ne doit pas être attribuée au dégagement de l’air.