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le nitre dans fon état de pureté. On parvient ale purifier en le faifant rediffoudre dans le moinsd’eau pofiîble , en clarifiant cette liqueur bouil-lante à l’aide du fang de bœuf dont le eoagu-lum lymphatique formé par la chaleur entraînetoutes les impuretés en s’élevant du fond de laliqueur à fa furface ; on fait enfuite évaporercette fécondé lellîve, & on en obtient par lerefroidiffement un nitre qui eft beaucoup pluspur & qu’on nomme nitre de la fécondé cuite,
II eft encore altéré par une certaine quantité defel marin 8c d’eau mère. On le purifie une troi-fièirte fois par le même procédé ; & il devientbeaucoup plus blanc & plus pur ; c’eft le nitre dela troifième cuite. Comme on le fai. crifiallifertrès-promptement, il efi en greffes maffes a (fezcorfufes; il le forme cependant dans le milieudes baffinaux une couche de criftaux allongés &réguliers qu’on appelle nitre en baguette. Cedernier eft rejeté dans les arfenaux, parce qu’ileft moins propre à former de bonne poudre àcanon, que le nitre en groffes maffes informes,à caufe de l’eau qu’il retient dans fa criffallifa-ticn, 8c qui nuit à la combuflion de la poudre.
Les chimiftes & les pharmaciens purifient en-core le nitre de la troi^éme cuite par de nouvel-les diffolutions & criflal 'dations; de cette manière jils font certains d’avoir un nitre très-pur, &qta