d’H r st. Nat. et de Chimie. 8#Comment ce fel grain , & ils font obligés parleurs réglemens de le rapporter aux rafineries.Lorfque l’eau eft aflez évaporée pour qu’ellefe fige par le refroidiffement, ils la mettent dansdes baflinaux où le nitre fe crifialüfe : ce nitreefi très-impur & très-fale ; c’eft ce qu’on ap-pelle le nitre de la première cuite. Quelqueschimiftes ont cru que les cendres employéespar les falpêtriers ne fervoient qu’à dégraiflerle nitre,& cette opinion paroilToit fondée fur ceque ces matières ne contiennent prefque pointd’alkali fixe, & fur-tout fur ce que les falpê-triers du Languedoc employent les cendres detamarifc qui ne contiennent que du fel de Glau-ber. Mais ce fel ainfi que le tartre vitriolé elltout auffi bon pour décompofer le nitre calcai-re qui fe trouve en grande quantité dans lesplâtras, par la voie des doubles affinités, ainfique M. Lavcifier l’a obfervé pour les cendresleffivées employées par les falpêtriers de Paris:nous reviendrons fur ce fait avec plus de dé-tail à l’article du nitre calcaire.
Le nitre de la première cuite efl toujoursfort impur; il contient outre le nitre cinq au-tres fortes de feis ; favoir, du fel marin, dunitre à baie de magnéfie, du nitre calcaire,du fel marin à bafe de magnéfie & du felmarin calcaire, qu’il s’agit de féparer pour avoir