9 S
que c’est surtout à. démasquer les fourbesque tu es puissante ; et quel reproche peut-onmettre à côté d’un service pareil à celui quiaurait préservé deux grands continens de l’abru-tissement ! De ces deux dires contradictoiresque faut-il conclure? qu’en elle-même la pressen’est ni bonne ni mauvaise, que semblable àtbut autre chose, elle peut se prêter à la foisau bien comme au mal, et réciproquement ;que tout dépend de l’usage qu’on en fait; quela presse obéit à la main qui la dirige, commel’épée qui peut servir également au meurtre età la défense légitime ; soyez bon, et la pressesera sans reproche; soyez mauvais, elle devientun fléau. La presse est comme la langue quiproclame les grandeurs de Dieu, et qui peut
publique en Angleterre avait suffi pour ronger les basesde son autorité.
Comment avec la liberté d’une discussion publiqueet générale, telle que celle que la presse introduitpartout, Mahomet fût-il parvenu à faire la loi de l’Asieet de l’Afrique , avec ce fatras de rêveries que le sabrea propagées , et que la force. des préjugés de l’enfancea maintenues, avec l’appui de l’ignorance et du silence.Je ne demande que la presse à Constantinople, et jeréponds de l’Alcoran.