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difficultés aux plus grands hommes d’état. Ilserait inutile de rappeler à quelles extrémitésla licence des écrits a été portée, quelle dégra-dation de l’autorité, quel bouleversement dansles esprits, quel tumulte des passions, quelségaremens fanatiques, quels crimes elle a faitnaître; et quand il s’agit d’un mal aussi no-toire, les opinions ne peuvent guère êtrejpar-tagées dans la partie saine et vraiment éclairéede la nation.
Les états confédérés de l’Allemagne setrouvent placés dans des rapports tout-à-faitparticuliers, rapports qui, d’un côté, donnentau danger de la liberté de la presse un carac-tère qu’ils ne peuvent point acquérir dans desmonarchies, où le pouvoir suprême est con-centré sur un seul point, et qui, d’un autrecôté, excluent l’emploi des remèdes indirectsauxquels on a recours dans ces derniers états.Les contrepoids puissans que l’unité adminis-trative peut opposer pour la défense de l’ordrepublic aux effets des écrits téméraires ou mal-veillans qui l’attaquent, ne sauraient existerdans un Système fédératif, tel qu’il a été fondéen Allemagne, sous la sanction de toutes lespuissances européennes. Dans un système pa^