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donner à ceux qui abusent d’un ministèresacré, que des hommes assez osés, assez perverspour empoisonner dans sa source, la vie de lagénération qui s’élève, et pour la rendre sonpropre fléau, comme celui de la société aumilieu de laquelle ils ne craignent pas de semerces germes empestés, que ces hommes devien-nent le juste sujet de la plus rigoureuse ani-madversion des lois, rien de mieux, rien deplus désirable, rien de plus louable de la partde ceux sur lesquels la société se repose dusoin de sa sûreté, et certes la préservation dela jeunesse en est une partie essentielle , oupour mieux dire, le fondement ; dans ce cas,les chefs des notions ressemblent aux senti-nelles qui se dévouent à la garde des lieux in-fectés, et qui, par leur vigilance, font quederrière eux, tout dort tranquille à l’abri dela contagion. Les gouvernemens sont autori-sés , par leur charge, à tirer mi cordon contrecette fièvre morale. Mais auparavant d’établirla quarantaine, il est indispensable de constatter l’existence de la maladie ; et ce n’est pointlà du tout ce qu’a fait la diète. Car elle s’estrenfermée dans des inculpations vagues, sansassigner aucun fait précis, sans indiquer un