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Tome Second (1770)
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491
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Des Charlatans. 491un peu plus graves, mais qui le feraient guérisfi on les eût feulement abandonnés à la nature;à plus forte raifon, sils avoientété bien traités.

§ 611. Le brigand, qui affaiblie au milieudun grand chemin , laiffe au moins la dou-ble reffource de le défendre & dêtre fecouru;mais lempoifonneur, qui furprend la confiancedu malade, & le tue , elf cent fois plus dan-gereux, & auffi puniffible.

Lon fignale les bandes de voleurs qui sin-troduifent dans le pays; il ferait autant à fou-haiter quon eût un rôle de tous ces faux Mé-decins de lun Si de lautre fexe , & quonen publiât la defeription la plus exafte, ac-compagnée de la lifte de leurs exploits fan-glants. Lon infpireroit, peut-être par-, unefrayeur falutaire au Peuple, qui ne sexpofe-roit plus à être la viêtime innocente de cesbourreaux.

§ 612. Son aveuglement, fur cette doubleelfece dêtre mal-faifants , ell inconcevable.Celui quil a en faveur des Charlatans, lellcependant moins, parce que ne les connoif-fàm pas, il peut leur fuppofer une partie destalents & des connoiffances quils sarrogent.Il faut donc lavertir, & on ne peut trop le luiredire, que, malgré lappareil pompeux dontquelques-uns fe parent, ce font toujours deshommes vils, qui, incapables de gagner leurvie,par aucun travail honnête, ont fondé leurfubfiftance fur leur propre impudence & fonimbécille crédulité ; quils nont aucune con-noiffance ; que leurs titres & leurs patentesfont fans aucune autorité, parce que, par un

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