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Tome Second (1770)
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448
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448 Des Purgatifsdeau tiede , dans un pot de laquelle on metline once, ou une once & demi, de Tel decuifine, & on boit cette dofe à petits coups,en fe promenant.

Les Montagnards, qui ne vivent prefqueque de lait, ont les fibres fi peu fenfibles,quil faut, pour les purger, des dofes qui tue-roient tous les payfans de la plaine. 11 y adans les montagnes du Valais, des hommesqui prennent tout à la fois, jufques à vingt,& même vingt-quatre grains de verre dan-timoine , dont un grain ou deux fuffiroientpour empoifonner des hommes ordinaires.

§ 5 ")7- Quand on efl commandé par unemaladie preffante, on purge en tout temps,&c à toute heure ; mais quand on eft à-peu-près maître du temps , il faut éviter les fai-ions extrêmes, ceft-à-dire , les très-grandeschaleurs, ou les très-grands froids, & fe pur-ger le matin, afin que les remedes ne trou-vent pas dembarras dans leftomac. Touteautre confidération , relativement aux aftresou à la Lune, eft ridicule, & dénuée detout fondement. Le peuple redoute les reme-des pendant la canicule ; fi cétoit par la rai-fon de la chaleur, il feroit pardonnable; maisceft par un préjugé aftrologique , dautantplus ridicule aujourdhui, que les jours cani-culaires font éloignés de trente fix jours, deceux auxquels on donne ce nom ; & il efttrifte que dans un fiecle auffi éclairé, ligno-rance du peuple foit auffi crafle à cet égard,& quil én foit encore à croire que leffet desremedes dépend du ligne fous lequel fe trouve