de Précaution, 447eerife, eft toujours dangereux, malgré le fou-lagement que ces remedes procurent d’abord,dans quelques maux d’eftomac ; ils détruifentréellement, peu-à-peu , cet organe , &c l’onvoit tous ceux qui s’accoutument aux liqueurs,tout comme les grands buveurs, finir par nefaire aucune digeftion , tomber dans la lan-gueur , & mourir hydropiques.
§ 555. L’on peut fouvent fe paffer d’émé-tique ou de purgatifs, lors même qu’ils pa-roiffent néceffaires, en fe retranchant un re-pas par jour pendant quelque temps ; en feprivant de tous les aliments nourrilfants, &fur-tout de ceux qui font gras ; en buvant beau-coup d’eau fraîche, & en prenant plus d’exer-cice qu’à l’ordinaire. Ces mêmes moyens fer-vent auffi à furmonter, fans purgation , lesdifférents mal-aifes qu’on éprouve fouvent àl’époque où l’on avoit accoutumé de fe purger.
§ 536. Les remedes N°. 34. & 35. fontles émétiques les plus furs. La poudre N°. 19.,eft un bon purgatif, quand il n’y a point defievre.
Les dofes marquées conviennent pour unhomme fait , d’un tempérament vigoureux.Il s’en trouve cependant quelquefois , pourqui ces dofes feraient infuffifantes ; on peutles augmenter d’un tiers, ou d’un quart; maisfi alors elles n’operent pas , il faut bien fegarder de doubler fk de tripler comme onle fait quelquefois, fans réufîir à purger, &au rifque de tuer le malade , comme il eftarrivé fouvent. L’on doit, dans ces cas, don-ner de grandes dofes dé petit-lait miellé , ou