364 Des Contusions.
C’eft parce que les chûtes occafionnent unelégère meurtriffure générale , tant intérieurequ’extérieure, qu’elles ont quelquefois des fui-tes fi fâcheufes , fur-tout pour les vieillards,chez lefquels la nature déjà affoiblie, ne ré-tablit point les défordres ; auffi l’on en voitpl-ufleurs , qui , ayant joui d’une excellentefanté , la perdent au moment d’une chûte,qui paroît d’abord ne leur faire aucun mal, &languiffent continuellement jufqu’à leur mort,que ces accidents accélèrent prefque toujours.
§ 446. Il y a, pour les meutriffures desremedes internes & externes. Quand le maleft léger, & qu’il n’y a point eu de fecouffe gé-nérale, qui ait pu occafionner des meurtrifluresintérieurement, les remedes externes fuffifent.Ils doivent être propres, i°. à réfoudre cefàng épanché, qu’on voit d’une maniéré fimarquée , & qui de noir qu’il eft un peuaprès la contufion , devient fùcceffivementbrun, jaune, grifâtre, à induré que la grof-fèur diminue; elle difparoît enfin totalement,& la peau reprend fa couleur, fans que cefang foit forti extérieurement, mais peu-à-peu il s’eft difibut, il a été repompé parles vaiffeaux. x°. A redonner un peu de forceaux vaiffeaux.
Le meilleur c’eft le vinaigre mêlé, s’il eftfort, avec le double d’eau tiede , dans le-quel on trempe des linges, qui fervent à en-velopper la partie meurtrie, & qu’on changetoutes les deux heures, pendant le premierjour.
L’on applique aufli, avec grand fuccès, le
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