Dts Contusions. 363
J’ai cité ces deux exemples, pour prouver ledanger qu’il y a à négliger les coups violents;puifque ces deux malades auroient évité, l’un,la mort, l’autre, une maladie longue & cruel-le, s’ils avoient pris d’abord après l’accident,les précautions néceflaires dans ces cas.
§ 443. Quand une partie eft meurtrie , ilarrive de deux chofes l’une , & ordinaire-ment toutes deux à la fois , fur-tout fi lameurtriflure efl: un peu confidérable : ou lespetits vaifleaux de la partie meurtrie font bri-fés, & le fang qu’ils contenoient s’épanchedans le voifinage; ou lans épanchement, cesvaifleaux perdent leur force, & n’aidant plusla circulation , le fang croupit. Dans l’un &l’autre cas, fi la nature, ou feule, ou aidée,n’y remédie pas, il furvient inflammation ,fuppuration de mauvaife efpece , pourriture,gangrené, fans parler des accidents qui dé-pendent de la meurtriflure de quelque par-tie particulière, comme nerf, gros vaifleau,os, &c. L’on comprend aufiï tous les dan-gers de la meurtriflure , quand elle a atta-qué quelque partie intérieure, & que le fangs’eft épanché, ou que la circulation ne le faitplus dans quelque partie importante à la vie.C’eft là la caule de la mort fubite des per-fonnes qui ont fait quelque chûte violente,ou reçu quelques corps pefants fur la tête ,ou quelques coups, fans qu’il paroifle aucunmal extérieurement.
L’on a plufieurs exemples de morts fubitesaprès un coup de poing fur le creux de l’efi-tomac 3 qui occafioanoit la rupture de la rate.