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Tome Second (1770)
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359
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Des Plaies. 359Inonde à la guériibn des plaies, ceft la Peulenature qui lopere, & tout ce que nous pou-vons , cefl: déloigner les obftacles qui sop-pofent à la réunion. Pour cela, sil y a quel-que corps étranger dans la plaie, comme fer,plomb, bois , verre , morceaux dhabits ôcde linge, il faut les ôter, fi lon peut le faireavec beaucoup de facilité , fînon il faut sa-dreffer à un bon Chirurgien, qui décide quelparti lon doit prendre; enfùite on panfe com-me jai dit.

Bien-loin dêtre utiles, il y a plufieurs on-guents qui pourraient faire beaucoup de mal;& les feuls cas dans lelquels on doit en em-ployer, ceft quand il y a dans la plaie quel-que vice quil faut détruire par des fecoursparticuliers ; mais une plaie fraîche, dans unhomme fain, nen demande point dautres queceux que jai indiqués, & ceux du régime.

Les applications fpiritueufes font ordinai-rement nuifibles , & ne peuvent convenirque dans un petit nombre de cas, dont lesMédecins ou les Chirurgiens peuvent feulsjuger.

Quand les plaies font à la tête , au-lieude la comprefife huilée , ou du fparadrap ,on couvre la plaie avec une emplâtre de-toine ; ou fi lon nen a point, 011 trempela compreffe dans du vin chaud.

§ 439. Comme les accidents quon doitcraindre font ceux de linflammation, les fe-cours quon doit employer, font ceux qui lapréviennent ; la faignée , le régime , les ra-fraîchiflants, les lavements.