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Tome Second (1770)
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358
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358 Des Plaies.

vres, quelquefois de rêveries ; il faut, dansce cas, au - lieu de la compreffe ou de latoile cirée, appliquer un cataplafme de miede pain & de lait, dans lequel on met unpeu d’huile , afin qu’il ne s’attache pas, &que l’on change fans toucher à la plaie, trois& même quatre fois par jour.

§ 437. S’il y avoit quelque vaiffeau un peugros ouvert, il faudrait appliquer deffus unmorceau d’agaric de chene , N ü . 67., donton devrait être fourni par-tout. On le con-tient, en appliquant deffus beaucoup de char-pie , & en couvrant le tout avec une groffecompreffe , & un bandage un peu plus ferréqu’à l’ordinaire. Si cela ne fuffifoit pas, ôcque la plaie fût à un bras ou à une jambe ,il faudrait faire une forte ligature en deffusde la plaie, avec un tourniquet, qui fe laitdans le moment, avec un écheveau de filou de chanvre, qu’on paffe autour du brasen forme d’anneau ; on introduit entre deuxune piece de bois épaiffe d’un pouce , & lon-gue de quatre ou cinq , & en tournant cettepiece de bois, on ferre autant que l’on veut;tout comme le Payfan ferre un tonneau, ouune piece de bois fur fon char, avec la chaîne& le chaton. Mais il faut avoir foin, i°. d’ar-ranger l’écheveau de façon qu’il conferve unelargeur de deux pouces, & z°. de ne pas fer-rer affez fort pour occalionner une inflam-mation qui dégénéreroit bientôt en gangrené.

§ 438. Tous les éloges prodigués à un grandnombre d’onguents, font une pure charla-tanerie : l’art ne contribue pas le moins du