34# Des Cor esde facilité. Cette même raifon efl: une decelles qui m’ont déterminé à donner autantd’étendue à ce Chapitre.
L’on trouve fous la peau, dans quelqu’en-droit qu’on l’ouvre , une membrane compo-sée de deux lames, Séparées l’une & l’autrepar de petites cellules qui communiquent tou-tes les unes aux autres, & qui font rempliesplus ou moins de graiffe. Il n’y a aucunegraiffe dans tout le corps, qui ne Soit ren-fermée dans cette membrane , qu’on appellemembrane graijfeufe ou cellulaire.
Elle fe trouve non-feulement fous la peau*mais delà en fe repliant de différentes façons,elle fe répand dans tout le corps ; elle Sé-pare tous les mufcles, elle fait partie de l’efltomac , des boyaux , de la veflie, de tousles vifeeres, c’efl elle qui forme ce qu’on ap-pelle la co 'èffe, ou dans les aimaux, penne :elle fournit une enveloppe aux veines, auxarteres , aux nerfs. Dans quelques endroitselle efl: très-épaiflé & remplie de beaucoupde graiffe, dans d’autres, elle efl extrême-ment mince, & dénuée de graiffe; par-toutelle efl privée de tout Sentiment.
On pourrait fe la représenter comme unecouverture piquée, dont le coton efl inéga - 1lement diftribué ; dans quelques endroits ily en a beaucoup, dans d’autres il n’y en apoint, & les deux doubles s’y touchent. C’efl:dans cette membrane que fe font les mouve-ments de ces corps étrangers ; & comme lacommunication efl générale , il n’eft pointétonnant qu’ils aillent d’un endroit à un au-