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Tome Second (1770)
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347
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ARRÊTÉS A LA GORGE. 347fois les corps arrêtés étouftoient le malade ;d’autres fois on ne peut ni les retirer, ni lesprécipiter, mais ils relient dans l’odbphage ,fans que le malade meure , au moins d’a-bord. Cela arrive quand ils font fitués de fa-çon qu’ils ne compriment pas la trachée ar-tère , & qu’ils n’empêchent pas totalementle paiïage des aliments ; ce qui ne peut guerearriver qu’aux corps pointus. Ces corps ainlïarrêtés, occafionnent quelquefois, fans beau-coup de violence, une petite fuppuration quiles dégage, & ils reffortent par la bouche ,ou tombent dans l’eftomac ; d’autres fois uneinflammation prodigieufe qui tue le malade;ou fi la matière de l’abcès fe porte en de-hors, il fe forme une tumeur à l’extérieur ducol, qu’on ouvre, & le corps reffort par-Là.Des troifiemes fe font une route, qu’ils par-courent avec peu ou point de douleurs, Stils vont reffottir derrière le col, fur la poi-trine, à l’épaule, enfin en différents endroits.

§ 427. Quelques perfonnes étonnées desmarches fingulieres de ces corps, qui, parleur volume & fur-tout par leur figure , pa-roilfent ne pouvoir s’introduire dans le corpsqu’en le détruifant, fouhaiteront qu’on leurexplique comment & où ces corps font leurroute. L’on me permettra, en leur faveur,une courte digreffion, qui efl, peut-être, d’au-tant moins étrangère à mon plan, qu’en fai-fant difparoître le merveilleux de la çhofe ,elle fera tomber le préjugé fuperftitieux, quia fouvent attribué aux fortileges des faits decette efpece, qui s’expliquent avec beaucoup

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