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Tome Second (1770)
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324
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324 Maladies

ceux qui étoient néceflaires; ces aliments maldigérés, non-feulement ne nourrirent point,& par- lenfant safîoiblit, mais ils devien-nent une fource de maladies, produifent desobftruètions, la nouûre , les écrouelles, desfievres lentes, la confomption & la mort.

Un autre inconvénient dans lequel on tom-be , par rapport au régime des enfants, dèsquils mangent dautres aliments que le lait deleur Nourrice, ceft de leur en donner qui fontau-defïus des forces de leur eftomac , & deleur permettre des mélanges nuifibles en eux-mêmes , & fur-tout pour cîes organes encorefoibles & délicats.

Il faut, dit-on , accoutumer leur eftomacà tout, mais ce dit-on eft une fottife ; il fautleur faire leftomac bon , alors ils lupporte-ront tout, &c on ne le rend point bon enleur caufmt de fréquentes indigeftions. Pourrendre un poulain robufte, on le laiffe qua-tre ans làns en exiger aucun travail, & alorsil eft capable des plus pénibles, làns en êtreincommodé. Si, pour laccoutumer à la fati-gue , on lavoit, dès fa naiffance, obligé àporter des fardeaux au-defliis de fes forces,il nauroit jamais été quune rofte incapabledaucun travail : ceft lhiftoire de leftomac.

Jajouterai ici une obfervation très-impor-tante; ceft que le travail précoce, auquel len-fant du payfan eft aftreint, eft un mal réelpour le pays. Par- même que les famillesfont moins nombreufes, & que plufieurs en-fants font tirés très-jeunes de la maifon pa-ternelle, ceux qui reftent font obligés de tra-