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ceux qui étoient néceflaires; ces aliments maldigérés, non-feulement ne nourrirent point,& par-là l’enfant s’afîoiblit, mais ils devien-nent une fource de maladies, produifent desobftruètions, la nouûre , les écrouelles, desfievres lentes, la confomption & la mort.
Un autre inconvénient dans lequel on tom-be , par rapport au régime des enfants, dèsqu’ils mangent d’autres aliments que le lait deleur Nourrice, c’eft de leur en donner qui fontau-defïus des forces de leur eftomac , & deleur permettre des mélanges nuifibles en eux-mêmes , & fur-tout pour cîes organes encorefoibles & délicats.
Il faut, dit-on , accoutumer leur eftomacà tout, mais ce dit-on eft une fottife ; il fautleur faire l’eftomac bon , alors ils lupporte-ront tout, &c on ne le rend point bon enleur caufmt de fréquentes indigeftions. Pourrendre un poulain robufte, on le laiffe qua-tre ans làns en exiger aucun travail, & alorsil eft capable des plus pénibles, làns en êtreincommodé. Si, pour l’accoutumer à la fati-gue , on l’avoit, dès fa naiffance, obligé àporter des fardeaux au-defliis de fes forces,il n’auroit jamais été qu’une rofte incapabled’aucun travail : c’eft l’hiftoire de l’eftomac.
J’ajouterai ici une obfervation très-impor-tante; c’eft que le travail précoce, auquel l’en-fant du payfan eft aftreint, eft un mal réelpour le pays. Par-là même que les famillesfont moins nombreufes, & que plufieurs en-fants font tirés très-jeunes de la maifon pa-ternelle, ceux qui reftent font obligés de tra-