304 Des Suites des Couches.
§ 375. Si le lait fe coagule clans le fein^il eft de la plus grande importance de difli-per incelîamment cette grofleur, fans quoielle fe durcit, devient fquirrhe, & de fquir-rhe, fouvent au bout d’un certain temps, can-cer ; c’eft-à-dire, la plus cruelle des maladies.
L’on prévient cet horrible mal en remé-diant à ces petites tumeurs dès le commen-cement. Il n’y a rien de plus efficace pourcela que les remedes N°. 57. & 60. ; maisil efl toujours prudent de ne rien faire fansconfulter.
Dès qu’il y a une dureté invétérée & exemptede douleur, il ne faut faire aucune applica-tion ; toutes font nuifibles, & celles qui fontgrades , irritantes , réfineufes , Ipiritueufes ,changent promptement le fquirrhe en cancer.Quand le cancer eft manifefté, toutes les ap-plications (ont également auffi nuifibles, ex-cepté celle N°. 60. Le cancer a été long-temps-incurable ; depuis quelques années, l’on en aguéri quelques-uns avec le remede N°. 57,,qui n’efl: cependant pas infaillible, mais qu’ondoit toujours effayer.
§ 376. Les bouts des feins des nourricess’écorchent fouvent, & les font cruellementfouffrir. Un des meilleurs remedes, c’eft lapommade la plus fimple, un mélange d’huile& de cire fondus enfentble , ou l’onguentN°. 66 . ; & fi le mal efl: opiniâtre, il fautpurger : ce qui réuffit ordinairement.