des Couches: 303
toute fimple, fur chaque pot de laquelle onmet un^ demi-quart d’once de nitre, ou deslaits d’amandes N J . 4.
§ 372. La fuppreflion totale des lochies,qui occafionne les maladies les plus violen-tes, fe traite précifément de la meme façon,& fi malheureulèment l’on donne quelquesremedes chauds , pour en forcer la fortie ,l’on ôte , dans le moment , tout efpérancede guérifon.
§ 373. Si la fievre de lait efï très-forte ,la tifane d’orge du § 371-, & les lavements,avec une diete très-légere, uniquement de pa-nades ou de quelques autres farineux très-clairs, la diffipetit.
§ 374. Les femmes délicates, qui ne fontpas foignées comme il feroit nécefiaire , oucelles que la néceffité oblige à travailler troptôt, font expofées à plufieurs accidents quidépendent fouvent de ce que la tranfpiration& l’évacuation des lochies ne fe laiiant pasbien , & la féparation du lait dans les feinsétant troublée, il fe forme ce qu’on appelledes dépôts laiteux, qui font toujours très-fâ-cheux , & fur-tout quand ils fe font fur quel-que partie intérieure. Il s’en fait fréquemmentfur les cuififes , & dans ce cas, il faut faireulàge de la tifane N°. 58. , & appliquer furla tumeur les cataplafmes N°. 59. Ces deuxremedes diffipent infenfiblement le mal, -s’ilpeut fe diffiper fans fuppuration. Si cela n’eftpas poffible, & qu’il fe forme du pus, unChirurgien ouvre l’abcès, & le traite commeun autre.
O vj