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Tome Second (1770)
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298
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198 La Grossesse.

Il faut, pour prévenir cet accident qui efttoujours dangereux, i°. qu’elles fe mettent furle champ au lit, & qu’elles le couchent furla paillaffe fi elles n’ont point de matelas ,la plume eft très-mauvaife dans ce cas ; qu’ellesrefient plufieurs jours dans cette fituation, nebougeant & ne parlant prefque point.

z°. Il faut tirer d’abord, huit ou neuf on-ces de fang du bras.

3°. Elles ne prendront ni viande , ni bouil-lons, ni œufs; mais elles vivront uniquementde quelques foupes farineulês.

4°. Elles prendront de deux en deux heu-res, la moitié de la poudre N°. zo., & neboiront que de la tifane N°. z.

Il y a des femmes robufies, fanguines, quifont lùjettes à fe bleffer à une certaine épo-que; elles préviennent cet accident en fe fai-fànt faigner quelques jours avant cette épo-que , & en obfervant un régime tel que jeviens de l’indiquer. Mais cette méthode nevaudrait rien pqur les femmes délicates de laville, qui fe blefient par une toute autre caufe,& dont on prévient les faufies couches parune méthode très-différente.

Les Couches.

§ 366. L’on remarque qu’il périt plus defemmes à la campagne , dans le temps del’accouchement, & cela par le manque desbons l’ecours & l’abondance des mauvais ; &qu’il en meurt plus en ville , après les cou-ches , par une fuite de la mauvaife fanté.