2.76 Dyssenterie.
N“. 11., & n’employer la rhubarbe que furla fin du mal.
J’ai guéri plufieurs dyffenreriques en ne leurdonnant, pour tout remede, qu’une taffe d’eautiede tous les quarts-d’heure ; & il vaudraitmieux s’en tenir à ce remede qui ne peutêtre qu’utile , que d’en employer d’autres,dont on ignore les effets, &c qui en produi-fent louvent de très-dangereux.
§ 334. Il arrive auffi que la dyffenterie fejoint à une fievre putride ; ce qui oblige àdonner, après l’émétique, les purgatifs N“. 23.ou 47., Si plufieurs dofes du N°. 24., avantque d’en venir à la rhubarbe. Le N°. 32.eft excellent dans ce cas ; & l’on fe fert,avec luccès, de la crème de tartre N°. 34.,qui opéré comme les tamarins, & qui rem-plit prefque toutes les indications qui fe pré-fentent dans la cure de la dyffenterie.
En 1755 , il y eut ici , en Automne ,quand l’épidémie nombreufe des fievres pu-trides commença à ceffer, un grand nombrede dyflenteries, qui avoient beaucoup de rap-port avec ces fievres. Je commençai par leremede N°. 34. , & enfuite je donnai leN°. 32., je ne fis prendre la rhubarbe qu’àtrès-peu de malades, lur la fin de la mala-die. Prefque tous furent guéris au bout dequatre ou cinq jours. Un petit nombre , àqui je n’avois pas pu donner l’émétique , ouqui avoient quelque complication, languirentallez long-temps, mais fans danger.
§ 335- Quand la dyffenterie eft compliquéeavec des fymptômes de malignité, ( voyez