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1 (1774)
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326
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Voyage

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puifquil valoit mieux périr tout dun coup dans un^Décemb 7 * j u ^ e com bat, t î ue de fouffrir davance les douleursaccablantes de prévoir tous les jours une mort quenous ne pouvions pas éviter. Je leur fis remarquerauffi quaucun peuple civilifc navoit jamais lailTé périrles prifonniers de guerre , faute de leur accorder lesnéceffités de la vie, 6t beaucoup moins les fujets desalliés qui demandoient feulement la permiffion dache-ter des alimens pour leur argent. Ils convinrent vo-lontiers de la vérité de tout ce que je leur difois,mais ils fembloient penlèr que je métois trop prefie ;mais quand je leur dis que javois attendu tout letems que javois fixé , ils me firent quelques excufesde nêtre pas venus plutôt, 6c ils ajoutèrent que pourme prouver quon avoit accordé ce que je défirois ,ils apportoient les provifions que fournit leur pays.Nous les prîmes fur le champ à bord ; elles confiftoienten deux moutons, un élan fraîchement tué, un petitnombre de volailles 6c quelques fruits ou végétaux.Ces provifions qui nous arrivoient fort a propos ,furent partagées entre les gens de léquipage, 6c onen fit un bouillon fort agréable 6c très-falutaire pourles malades. Ils me montrèrent enfuite une autrelettre du Gouverneur, qui, à mon grand étonnement,menjoignoit de nouveau de quitter le port , 6c quiafin de justifier cet ordre, alléguoit quil ne pouvoit pasfouffrir quaucun vaiffeau de quelque nation quil fût,féjournât ou commerçât dans le port , fans manquerà la convention qui a été faite par la Compagnie Hol-landoife avec les Rois originaires 6c les Gouverneursdu pays, qui avoient déjà témoigné quelque mécon-