du Capitaine Carteret. 31J
violentes. Ils ne nous fervirent de rien & nous don-nèrent beaucoup de cravail ; ils nous obligèrent à ferler ■^' N * I7 ^ 7 'toutes nos voiles , ce que nous étions à peine en étatde faire en employant toutes nos forces ; notre foi-blelfe augmentant chaque jour par la chûte du peude nos gens qui étoient bien portans & la mort dequelques-uns de nos malades. Dans ces circonftan-ces , nous fîmes tous nos efforts pour gagner terrefur le côté de rifle de Bornéo ; mais nous ne pûmespas en venir à bout; & nous continuâmes à combattrecontre nos malheurs jufqu’au 3 Décembre, lorfque Décemb.nous rencontrâmes les petites Mes & les bancs defable appellés les petits Pater nojler. Le plus méri-dional , fuivant mon eftime , eft fitué au 2 d 31 rde latitude S., & le plus feptentrional au 2 d 15 ' S. ;je penfe que la longitude de ce dernier eff de ii7 d12/ E. Ils courent à-peu-près au S. E. -J S. & auN. O. ~ N. l’un de l’autre à huit lieues de diftance ;entre ces deux , il y en a d’autres, ôe ils font en toutau nombre de huit. Ils gifent très - près de riflede Celebes du côté du détroit , & ne pouvant doublerni l’un ni l’autre , ni gagner à leur Oueft , nousfûmes obligés de diriger notre route entre eux &l’Ifle de Celebes. Nous eûmes un tems orageux ,des vents contraires & des raffales fubites & violentes ;comme nous n’avioris pas aflèz de bras pour ferlernos voiles, ces coups de vents mirent fouvent en dan-ger nos mâts & nos vergues & endommagèrent beau-coup nos voiles & nos agrès , fur-tout lorfque nousétions obligés de forcer de voiles pour ne pas tomberdans une profonde anfe fur la côte des Celebes. Les
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