du Capitaine Carteret. 313
& de la pluie. Ces travades duroient ordinairement l’ef-pace d’une heure , & elles étoient fuivies par un calmetout plat ; un vent frais s’élevoit enfuite du S. O. oudu S. S. O. directement debout & fouffloit fortement.Ces apparences me firent conjeCturer que la faifonvariable avoit commencé, & que nous aurions bientôtla mouflon. d’Oueft. Le vaifleau marchoit fi mal quenous faifions très-peu de chemin ; nous fondâmes fou-vent dans ce paffage fans trouver de fond.
Le 21 , comme nous portions vers Bornéo , nousrencontrâmes deux petites Ifles que je jugeai être lesmêmes que celles qu’on appelle Ifles de Taba dansles Cartes françoifes ; elles font très - petites & cou-vertes d’arbres. Suivant mon eftime, elles gifent à i d44' de latitude N. & au 7 d 32' de longitude O. del’extrémité méridionale de Mindanao , à environ cin-quantd-huit lieues de la pointe du Mondrain ou de lapointe de Stroomen. Le tems qui étoit alors brumeux,s’éclairciflant tout-à-coup, nous apperçûmes un bancavec des brifans qui couroient du S. au N. O. à ladiftance d’environ cinq ou fix lieues. A la hauteur del’extrémité feptentrionale de ce banc , nous vîmesquatre mondrains joints enfemble , que nous prîmespour des petites Ifles : nous en découvrîmes fept autresdu S. 7 O. à l’O. 4 S. Je ne peux pas décider fi ce fontvéritablement des Ifles , ou quelques montagnes del’Ifle de Bornéo. Ce banc efl: fûrement très-dangereux,mais on peut l’éviter en allant à l’Oueft des Ifles deTaba , où le paffage efl large & fur. On trouve deuxbancs à l’Eft & un peu au Nord dç ces Ifles , dans la
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