Voyage
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Ann. 1767.Noyemb.
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: qui rencontrent la terre en venant de I’Eft, & qui,s’il eft poiïible , devroient toujours ranger ce côté dupaflàge. Depuis la Pointe du Mondrain , la terre courtplus au Sud, à-peu-près au S. O. f O ; il y a au Sudde cette pointe une baie profonde remplie d’Ifles 6cde rochers qui m’ont paru très-dangereux. Précifé-ment à la hauteur de la pointe, on trouve deux ro-chers, qui , quoiqu’ils foient au-deflùs de l’eau, nepeuvent pas être apperçus d’un vaiflèau avant qu’ilfoit tout près de la terre. A l’Eft de cette même pointe6c près de la côte gilent deux Ifles , dont l’une effctrès-plate, longue & unie, 6c dont l’autre s’élève encollines. Ces deux Ifles, ainfi que le pays adjacent,font couvertes de beaucoup de bois. Je rangeai deprès une autre petite Ifle qui eft à l’Eft de celle-ci, 6cje n’avois point de fond par 100 brafles à un demi-millçde la côte qui, à ce que je crois, eft pleine de rochers.Un peu à l’Oueft: de ces Ifles, nous ne vîmes pas moinsde foixante pirogues qui pêchoient fur quelques bas-fonds fttués entre le lieu où elles étoient 6c la pointedu Mondrain. Cette partie de la côte me parut avoirun fond de roches , 6c je crois qu’on ne doit pas enapprocher fans de grandes précautions. Je trouvai danscet endroit que les courants varioient , 6c n’avoientpas une direêtion déterminée ; quelquefois ils por-toient au Sud , d’autrefois au Nord , 6c d’autrefoisil n’y en avoit point du tout. Le tems aufli étoittrès-variable ainfi que le vent ; cependant il fouffloitprincipalement du rumb S. & du S. O. ; mais nousavions quelquefois des raffales fubites 6c violentes 6cdes travades du N. O. avec du tonnerre, des éclairs
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