.".T"" r? près avoir long-tems confulté enfemble , ils reprirent
Ann. 1767. j e chemin de la côte. Afin de les intimider encore da-Septemb. vanta g e & d’empêcher plus efficacement leur retour, jefis tirer une pièce de fix , chargée à boulet, de façonque le coup tombât dans l’eau au-delà des pirogues.Cet expédient parut avoir un bon effet, car non-feu-lement ils ramèrent avec plus de promptitude , mais ilsdrefsèrent une voile pour arriver plutôt au rivage.Cependant plufietirs nouvelles pirogues fe détachè-rent bientôt d’unè autre partie de l’Ifle & s’avancè-rent vers nous. Elles s’arrêtèrent à la même diftan-ce que les premières , & une d’elles vint auffi enavant de la même manière. Nous fîmes aux Indiensqui montoient ce bâtiment, tous les lignes d’amitiéque nous pûmes imaginer; nous leur montrâmes toutesles chofes que nous avions & que nous crûmes devoirleur faire plaifir ; nous leurs ouvrîmes les bras pour lesengager à monter à bord ; mais toute notre réthoriquefut inutile; dès qu’ils furent à la portée du vaiffeau,ils lancèrent fur nous une grêle de dards & de javelines,qui ne nous firent cependant aucun mal. Nous répon-dîmes à leur attaque par quelques coups de fufils ;un d’entr’eux ayant été tué, le relie fauta précipi-tamment dans la mer , & dès qu’ils furent arrivés àla nage auprès des autres qui les attendoient à quel-que diftance , ils s’en retournèrent tous au lieu d’oùils venoient. Lorfque nous apperçûmes que la piro-gues étoit abandonnée , nous détachâmes notre ba-teau qui l’amena à bord. Elle avoit cinquante piedsde long , quoique ce fût une des plus petites qui eutété envoyée contre nous. Elle étoit groffièrement tra-