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V O Y A G E
Ann. 1767.Sspteinb.
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Sa Majefté George III, Roi de la Grande-Bretagne.Nous clouâmes à un grand arbre une planche cou-verte de plomb fur laquelle étoient'gravés les armesde l’Angleterre , de PEcoiTe & dç l’Irlande , le nomdu vaiffeau & de fon Commandant, le nom de l’anfe,le cems où nous y arrivâmes & le jour auquel nous enpartîmes. Pendant notre mouillage, j’envoyai le bateauexaminer les havres fitués fur la côte ; il s’en revintchargé de cocos qu’il fe procura dans un joli petithavre qui gît à environ quatre lieues O. N. O. del’endroit où nous étions. L’Officier qui commandoitîe bateau rapporta qu’il avoit cueilli les fruits fur lesarbres qui y croilfent en grande abondance , mais qu’ilavoit obfervé que plulieurs de ces arbres étoient mar-qués , & qu’il y avoit tout près plulieurs huttes desNaturels du pays ; je ne crus pas devoir le faire partirpour une fécondé expédition , cependant comme lesrafraîchiffemerjs qui s’offroient à nous étoient d’unegrande importance pour les malades , je réfolus defaire entrer le vaiffeau dans le havre , & de le placerde manière qu’il protégeât les hommes qui iroientabattre des arbres & couper des choux palmiftes &leurs fruits. Dès le grand matin, nous fîmes voile deVAnfe Angloifc avec une brife de terre ; & le foirnous mîmes le vaiffeau en travers du bois , où lesnoix de cocos avoient été recueillies, &. à peu de dis-tance de la côte. Nous nous procurâmes plus demille noix de cocos , & autant de choux palmiffesque nous pûmes en conlommer pendant qu’ils étoientbons : j’y aurois relié allez long-tems pour donner arr t es gens tous les rafraîchiffemens dont ils avoient
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