Ann. 1767.Août.
lfle de Wallis.
266 Voyage
fuite pour la Nouvelle-Bretagne , & comme nous enapprochions , nous trouvâmes un très-fort courant S.S. O. qui ne faifoit pas moins de trente-deux millespar jour.
Le lendemain 2.7, n’ayant que de petits vents, uncourant N. O. nous porta dans une baie ou golfeprofond , à laquelle Dampierre a donné le nom deBaie de Saint-George.
L e 28 , nous mîmes à l’ancre dans une baie prèsd’une petite lfle , lituée à environ trois lieues au N.O. du Cap Saint-George , & qui a été appellée lflede W'allis. Je trouvai que ce cap gît à peu près au5 d de latiude S. &, fuivant notre ellime, au i^x d 19'de longitude E. , c’eft-k-dire , k environ deux millescinq cent lieues dire&ement k l’Ouefl: du continent del’Amérique , & 1 d j- plus k l’Eft qu’il n’eft placédans la Carte Françoife dont nous avons parlé.L’après - midi , j’envoyai le canot pour examiner lacôte , & un bateau pour nous procurer quelquescocos , & pêcher k la feine. Les gens du bateau neprirent point de poiffon , mais ils rapportèrent envi-ron cent cinquante cocos , qui furent diftribués àl’équipage k la diferétion du Chirurgien. Nous avionsvu des tortues en entrant dans la baie, & elpérant quequelques-unes pourroienc tirer pendant la nuit vers lacôte de l’Ule qui étoit fablonneufe , ftérile & inhabi-tée, comme les endroits que ces animaux fréquententplus volontiers , je dépêchai un petit nombre d’hom-mes k terre pour tâcher d’en prendre mais ils revin-rent le matin fans avoir réuffi.