du Capitaine Carter et. 2,49
le bateau tandis qu’il prendrait fa charge. Je lui en-joignis en même-tems de tirer des coups de carabine ^7-dans le bois fur les flancs de l’endroit où nos gens fe-raient occupés à remplir les futailles. Ces ordres furentexécutés ponctuellement ; le rivage étoit efcarpé , deforte que les bateaux purent fe tenir près de nostravailleurs. Le Lieutenant fit du canot dans lesbois, trois ou quatre décharges de moufqueterie ,avant que les matelots allaflènt à terre, & aucun desnaturels du pays 11 e paroifl’ant, ils débarquèrent 8c femirent à l’ouvrage. Malgré toutes ces précautions,un quart-d’heure après leur débarquement, ils furentaflaiilis d’une volée de flèches dont l’une blefl'a dan-gereufement à la poitrine un des matelots qui faifoitde l’eau, & une autre s’enfonça dans un tonneau lurlequel M. Pitcairn étoit aflis. Le Lieutenant à borddu canot, fit faire fur le champ plufieurs décharges depetites armes dans cette partie du bois d’où les flè-ches avoient été tirées. Je rappellai les bateauxafin de pouvoir chafler plus efficacement les Indiensde leurs embufcades , à coups de canons chargés à mi-traille. Dès que nos bateaux 8c nos gens furent àbord , nous continuâmes à faire feu , 8c nous vîmesbientôt environ deux cens Infulaires fortir des bois 8cs’enfuir le long du rivage en grande précipitation.
Nous jugeâmes alors que la côte étoit entièrementbalayée; mais peu de tems après nous en apperçûmesun grand nombre qui fe raflembloient fur la pointela plus occidentale de la baie , où ils fe croyoientprobablement hors de notre portée. Pour les convain-cre du contraire, je fis tirer un canon à boulet. LeTonie I. I i