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Voyage
ntfinofin
Oueft de la baie , & plufieurs Indiens parmi les ar-Ann. 1767. k res • que ce fpe&acle lui ayant caufé de l’allarme , il■ A ° UC ' quitta la maifon où il avoit été reçu , & qu’il s’en re-tourna promptement avec Tes compagnons vers le ba-teau; mais qu’avant qu’il pût arriver à bord, les Infu-Jaires avoient commencé l’attaque de leurs pirogues& du rivage contre lui & le refte de nos gens quiétoient dans la chaloupe. Il dit qu’ils étoient au nom-bre de trois ou quatre cents , quiîs avoient pour ar-mes des arcs de fix pieds cinq pouces de long., & desflèches de quatre pieds quatre pouces , qu'ils déco-choient par pelotons , avec autant d’ordre que nostroupes d’Europe les mieux difcipîinées ; qu’obligé defe défendre, lui & fes gens avoient fait feu au milieudes Indiens pour pouvoir gagner le bateau , & qu’ilsen avoient tué & blefîe plufieurs; que les Infulaires,loin d’être découragés , continuèrent à s’avancer endécochant toujours leurs flèches par pelotons , de fa-çon que leur bordée étoit perpétuelle ; que le grapinétant engagé dans des rochers , il n’avoit pu dé-marer le bateau que fort lentement , & que pendantcet intervalle lui & la moitié de l’équipage avoient étébleflés dangereufement ; qu’enfin ils coupèrent la corde& s’enfuirent fous leur mifaine, faifant feu avec leursgros moufquetons chargés chacun de huit ou dix ballesde piftolets ; que les Indiens les pourfuivirent avec leursarcs, & que quelques-uns fe mirent pour cela dans l’eaujufqu’à la poitrine; que quand ils fe furent débarraflésde ceux-ci, les pirogues les pourfuivirent avec beaucoupdécouragé de de vigueur, jufqu’à ce qu’une d’elles fut