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*r****« ?~ ™~ pas contre combien d’Tnfulaires ils feroient expofés ,Ann. 1767. & j e n ’ avo is point de bateau pour aller à leur fecours,Aout ‘ s’ils venoient a être attaqués.
Dès que nos hommes furent rentrés à bord, nousvîmes trois des naturels du pays s’alTeoir fous les arbresen travers du vaiffeau. Comme ils continuèrent ànous regarder jufqu’à l’après-midi , auflitôt que j’ap-perçus le canot, je ne craignis plus de mettre en merles deux bateaux à la fois , & j’envoyai mon Lieute-nant dans la chaloupe avec quelques verroteries , desrubans, &c. pour tâcher d’établir quelque commerceavec eux, &, par leur entremife, avec le refie des ha-bitans. Les trois Infulaires cependant quittèrent leurplace & s’avancèrent le long du rivage , avant que lachaloupe pût aborder a terre. Les arbres les cachèrentbientôt à mon Lieutenant & à fes gens qui voguoientvers la côte ; mais nous tinmes les yeux fixés fur euxdepuis le vaiffeau , & nous vimes qu ils rencontrèrenttrois autres Infulaires. Après avoir converfé entr’euxpendant quelques tems , les trois premiers s’en allè-rent, & ceux qui étoient venus à leur rencontre, mar-chèrent à grands pas du côté de la chaloupe. Sur quoije fis lignai à mon Lieutenant de fe tenir lur fes gar-des ; il apperçut les Indieôs , & comme il remarquaqu’il n’y en avoit que trois, il approcha la chaloupedu rivage & leur fit des lignes d’amitié, il leur tendit,comme préfents , les verroteries & les rubans que jelui avois donnés , tandis que l’équipage avoit grandfoin en même-te ms de cacher les armes. Les Indiens,fans faire attention à ce qu’on leur offrit, s’avancèrent