du Capitaine Carteret. 21$
L’Isle de Mafafuero eft fituée au 33 d 45' de lati-tudeS., & au8o d 46'de longitude O. du méridien AN ^' a 1 j 7< ’ 7 'de Londres. Elle gît à l’Oueft de celle de Juan Fer-nande s, dont elle eft éloignée d’environ trente-unelieues ; elles font toutes deux à peu-près dans la mêmelatitude. Elle eft très-élevée de remplie de montagnes ,
& de loin, elle ne paroît former qu’une montagne ouqu’un rocher ; fa forme eft triangulaire , & elle a en-viron fept ou huit lieues de circonférence. La partieméridionale que nous vîmes, lorfque nous nous ap-prochâmes pour la première fois de PIfle à la diftancede ving-trois lieues, eft la plus haute; il y a fur l’ex-trémité feptentrionale s plufteurs cantons fans brouf-failles , qui peut - être pourroient être cultivés.
L’Auteur du voyage de l’Amiral Anfon , ne parleque d’un endroit de cette Ifle, capable de procurer unmouillage ; il dit qu’il fe trouve fur le côté Nord , &dans une eau profonde, mais nous n’avons point vu deplace , où l’on ne pût mettre à l’ancre. Sur le côtéoccidental en particulier , il y a un mouillage à envi-ron un mille de la côte , par zo bralfes, & à environdeux milles & demi par quarante & quarante-cinqfond de beau fable noir. Cet Auteur ajoute auffi ,
» qu’il y a un récif de rochers à la hauteur de la pointe» orientale del’îfle ; qu’il eft à peu-près de deux mill.es» de longueur, & qu’on peut le reconnoître au moyen» de la mer qui brife fur lui ; ce mais il s’eft trompé,il n’y a ni récif de rochers , ni banc de fable à la hau-teur de la pointe orientale, mais on en trouve un de