124 ‘ Voyage
1767.
rochers , & un banc de fable.à la hauteur du côte' Oueft ,& près de Ton extrémité méridionale. Il s’eft auffitrompé dans la diftance & la fituation de cette Ifle ,relativement à celle de Juan Fernandès : il allure quefa diftance eft de vingt-deux lieues , & fa fituationO. 7 S. O. ; nous avons reconnu que la diftance eftplus grande d’un tiers , ôc que la fituation eft direc-tement à l^Oueft; car , comme je l’ai déjà obfervé , lalatitiSîe'dès.dettôsiIftes: eft à-peu-près la même. Nousavons trouvé "'dans une égale abondance les chèvresdont il parle, & il nous fut aufti facile qu’à lui d’enattraper.
Il y a fur la pointe S. O. de rifle , un rocheravec une ouverture au milieu , qu’il eft aifé de recon-noître ; c’eft une bonne balife dont on peut le fervir ,pour mettre à l’ancre-fjur le côté occidental , où l’onrencontre le-meilleur mouillage qui foit dans les envi-rons. A environ un mille & demi au Nord de cette ou-verture , il y a une pointe baffe de terre ,*.& c’eft làque commence le récif dont je viens défaire mention;il s’étend à l’O. | S. O. à la diftance d’environ troisquarts de mille, & la mer brife continuellement furlui. Pour mettre à l’ancre dans ? ce mouillage, il fauts’avancer jufqu’à ce qu’on n’apperçoive plus l’ouver-ture du rocher, c’eft-à-dire, à environ une encablure,fur cette pointe baffe de terre , enfuite porter au S. j S.E-tE. ; on peut alors jètter l’ancre par vingt ou vingt-deux brafles, fond de beau fable noir & de coquilles.Il y a encore des mouillages dans plufieurs endroits fur
les