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1 (1774)
Entstehung
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220
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2-10

Voyagé

Comme le vailfeau écoit chalTe fort vite de la côte yAnn. 1767. & q U e la nuit approchoit, je commençai à être enMai peine des bateaux qui avoient à bord vingt-huit de nosmeilleurs hommes, outre mon Lieutenant ; mais furla brune , japperçus lun deux qui savançoit avec vi-te lie vers le vailfeau; cétoit la chaloupe,, qui en dé-pit des efforts des matelots quelle portoit, avoit étéforcée fur fcs grapins & chalfée du rivage. Nous nousempreflames de la reprendre à bord , mais malgré notrediligence & nos foins, elle fut fort endommagée , lorf-que nous la remontâmes dans le bâtiment. Elle por-toit dix hommes, qui mapprirent que lorfquelle futchalfée de la côte, elle étoit chargée de quelques boisà brûler, mais quils furent obligés pour lalléger, de lesjetter à la mer , ainfi que plulieurs autres chofes. Nousnappercevions point le canot ; javois lieu de craindre,quil neût été également chalfé de la côte, avec lestentes , les dix-huit hommes & mon Lieutenant que jeregardai comme perdus. Je favois que fi la nuit quicommcnçoit les furprenoit au milieu de cette tempête ,ils périroient infailliblement : il étoit cependant poffi-ble que les hommes fulfent à terre, & quils confer-vaflent leur vie, tandis que le canot feroit naufrage;ceft pour cela , que je réfolus de regagner la côte ,le plutôt poffible. A minuit, le tems fut calme ; nouspouvions porter nos balles voiles & nos huniers , &le 24 , à quatre heures du matin , nous fîmes au-tant de voiles que nous pûmes. A dix heures, nousétions très-près de la côte, nous fûmes très-mortifiésde ne point appercevoir le canot, cependant nous con-tinuâmes à porter du côté du rivage, jufquà midi ,